ETUDE
L’exportation des films français en 2004


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Méthodologie

En 2004, le Centre national de la cinématographie a mis en place un outil statistique permettant d’évaluer les recettes à l’exportation des films français. Le CNC a associé Unifrance, l’ADEF (Association des exportateurs de films) et l’IFCIC (Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles) à la définition des modalités de recueil des données et des traitements à réaliser.

L’enquête résulte d’une double démarche. En premier lieu, un questionnaire élaboré par le groupe de travail a été envoyé aux 24 sociétés exportant des films français. 18 d’entre elles ont répondu. Les 6 entreprises non répondantes sont essentiellement des petites structures ou des sociétés nouvellement créées. Parallèlement, des entretiens individuels ont été menés auprès d’un certain nombre de vendeurs internationaux afin de comprendre la nature et les difficultés de l’activité d’exportation et de recueillir leur perception de l’évolution des marchés.

Les analyses qui suivent concernent exclusivement l’exportation des longs métrages cinématographiques. L’examen détaillé des recettes est centré sur les films français. Les films français ont été définis comme les films d’initiative française (incluant donc les coproductions majoritaires) et les coproductions minoritaires françaises. Cette définition peut donc inclure des coproductions françaises en langue étrangère. La notion de films étrangers regroupe tous les films non considérés comme français selon la définition ci-dessus.

Les recettes en provenance de l’étranger prises en compte sont celles effectivement encaissées au cours de l’année 2004. Compte tenu de l’important décalage entre la signature des contrats et leur paiement, ces recettes se rapportent en majorité à des ventes effectuées en 2002, 2003 et début 2004. Ainsi, les résultats présentés ne reflètent pas l’activité des sociétés d’exportation en 2004, mais plutôt les ventes que ces sociétés ont réalisées sur les deux années précédentes.

Les encaissements de recettes correspondent essentiellement aux recouvrements de minima garantis payés par les distributeurs étrangers. Les exportateurs français ont, en effet, beaucoup de difficultés à récupérer les recettes correspondant aux « royalties » prévues dans les contrats.

Les ventes concernent autant la vente « tous droits » (c’est-à-dire, cinéma, télévision et vidéo) que les cessions des seuls droits « télévision », « vidéo » ou « cinéma ».

Les résultats de l’enquête 2004 permettent de détailler la ventilation des recettes à l’exportation de films selon les zones géographiques d’exportation. L’enquête distingue également les recettes encaissées pour les films français de catalogue (définis comme les films produits avant le 1er janvier 2001) et les recettes encaissées pour les films français récents (définis comme les films produits après le 1er janvier 2001).