Armand Gatti
 

  Armand GATTI

Les films présentés ici, de, sur et autour Armand Gatti, sont un dépôt de La Parole Errante. De par cette spécificité, ils ne sont pas intégrés au catalogue général CNC-Images de la culture et vous ne les trouverez pas dans la rubrique catalogue/recherche. Par contre, ils sont disponibles aux mêmes conditions que le fonds Images de la culture, sur ce site.

Les notices de Michelle Henry sont extraites du catalogue Armand Gatti, les films 1960-1991, édition Arcanal 1991, (112 pages, 120 francs, port en sus, disponible à Images de la culture).

 

 


El Otro Cristobal

1962, 105’. Réalisation : Armand Gatti.

Enhardi par sa première expérience de cinéaste (L’Enclos), Gatti se lance dans une nouvelle aventure et part à Cuba sur l’invitation de l’ICAIC. Ce conte fantastique, d’inspiration latino-américaine, foisonne de thèmes et de personnages. Gatti mobilise toutes les ressources de la lumière, des décors et de la musique pour le mettre en scène et trouve une forme à la fois poétique et explosive.


Le Lion, sa cage et ses ailes

1976, 8 films de 12 à 60’. Réalisation : Armand Gatti, Hélène Chatelain et Stéphane Gatti.

Une série réalisée avec les travailleurs migrants du pays de Montbéliard. Le premier film constitue un portrait de la ville, de la " nébuleuse montbéliardaise " selon la formule de Gatti. Les suivants sont organisés grosso modo par communautés et se répondent en écho les uns aux autres. Ils racontent la vie ouvrière de tous les jours : l’autocar qui déverse le matin les ouvriers à l’usine, les accidents, la peur, la fatigue, les chambres des hôtels Peugeot, les souvenirs d’une autre vie, etc. Ils ne se présentent pas comme des documentaires au sens étroit du mot : ils comportent de vrais " personnages ", ouvriers chez Peugeot, devenus, le temps d’un film, les conteurs de leur propre vie.


La Première Lettre

1979, 6 x 50’. Réalisation : Armand Gatti, Stéphane Gatti, Hélène Chatelain, Claude Mouriéras.

Sollicité, juste après l’expérience montbéliardaise, par une association culturelle de la ville nouvelle de l’Isle d’Abeau, pour un nouveau projet d’écriture collective, Gatti s’empare de l’histoire de Roger Rouxel, écrit un poème et l’offre à toute une population. De ce texte et des réponses qu’il suscite, naît cette série de films. Le premier évoque l’histoire de ce jeune métallo de Vitry entré en résistance, arrêté, torturé et fusillé. Les cinq autres rendent compte de la manière dont les habitants de toute une région, organisés en groupes de travail, ont réagi en fonction de leur vie quotidienne et se sont emparés du personnage.


Un Poème, cinq films

1980, 80’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Conçu et réalisé à l’initiative de la cellule audiovisuelle du ministère des relations extérieures, ce film relate l’itinéraire de Gatti cinéaste entre 1961 et 1980. Interrogé par Michel Séonnet, il raconte quelques unes de ses aventures et mésaventures cinématographiques ; mais il essaie aussi, avec un vrai souci de justesse et de précision, de décrire un trajet humain et artistique qu’il sait être hors normes.


Nous étions tous des noms d’arbres

1981, 110’. Réalisation : Armand Gatti, Jean-Pierre Dardenne, Hélène Chatelain, Joseph B. Long.

Par un récit non linéaire, Gatti affronte et brise, ne serait-ce que l’espace d’un film, le sectarisme ambiant en Irlande du Nord et contribue à donner les moyens d’entrer dans le monde des autres. De là naît la richesse d’un film qui propose une approche audacieuse et ouverte de la " question irlandaise ". Ce film permet de mieux comprendre le sens du combat mené en Irlande du Nord, sens brouillé par les médias qui réduisent le problème à une caricaturale guerre de religions et ne proposent qu’une image négative d’un peuple à la recherche de son identité.


Le Correspondant de guerre

1985, 50’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Ce film évoque Manuel José Arce, journaliste, écrivain et poète guatémaltèque réfugié en France, qui dénonce dans ses textes le génocide entrepris contre les Indiens par les dictatures successives des années 70.


Nous ne sommes pas des personnages historiques

1985, 120’. Réalisation : Hélène Chatelain.

A Toulouse en 1984, dans le cadre d’un atelier de création populaire imaginé, nommé et dirigé par Gatti, s’organise un mois consacré à la Russie. Un stage est lancé avec des jeunes sans emploi, marginalisés par leur âge, leur origine, leur histoire personnelle. Ils travaillent autour de Nestor Makhno. De cette expérience naît un texte de théâtre, écrit et mis en scène par Gatti et joué par les jeunes stagiaires.


L’Interrogatoire d’Armand gatti par ses trois chats

1986, 40’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Le films se présente comme un monologue fragmenté dans lequel Armand Gatti livre les clés de quelques moments forts de sa vie personnelle, intellectuelle, politique et artistique.


Le Dernier Maquis

1986, 96’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Au cours d’un autre stage organisé dans le cadre de l’atelier de création populaire à Toulouse, Armand Gatti travaillent avec des exclus de la cité sur l’histoire d’anarchistes espagnols poursuivant leur lutte contre le franquisme dans les années 50. Une pièce naît de cette rencontre, entre ceux qui ont écrit un morceau d’histoire avec leurs idées et leur sang et ceux qui, aujourd’hui, sont écrasés par le poids de leur misère intime.


Ton nom était joie

1987, 36’. Réalisation : Armand Gatti.

Le scénario est un poème d’Armand Gatti en hommage à sa mère Letizia. En 1943, au moment de la condamnation de son fils résistant âgé de dix-sept ans, elle gravit à genoux les marches du Mont-Sacré pour demander à Dieu de sauver son fils. Les images sont celles de son petit-fils, prises dans les lieux où elle a vécu.


26 visites guidées

1987, 60’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Ce film a été réalisé dans le cadre de l’exposition 50 ans de théâtre vus par les trois chats d’Armand Gatti organisée au centre des expositions à Montreuil en 1987 et présentée ensuite au festival d’Avignon. Vingt-six personnalités du monde du théâtre, de la critique, du journalisme et de la politique commentent l’exposition et donnent leurs impressions sur l’homme et l’artiste Gatti.


Les Trois trajets d’Armand Gatti

1989, 54’. Réalisation : Raoul Sangla.

Réalisé à l’occasion de l’expérience théâtrale menée à la prison de Fleury-Mérogis en 1989, ce film permet à Armand Gatti de faire le récit des trois trajets qui marquent sa vie et son œuvre, trajets qui tantôt s’entrecroisent, tantôt s’éloignent, dans un mouvement de va-et-vient jamais figé : la Résistance, l’émigration et l’anarchisme.


Les Combats du jour et de la nuit à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis

1989, 90’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Entre décembre 1988 et avril 1989, pour la célébration du bicentenaire de la Révolution française, Gatti " s’enferme " à la prison de Fleury-Mérogis ; il travaille avec un groupe de douze détenus, écrit et monte avec eux une pièce sur la Révolution.


La Reconstitution de l’esplanade Loreto

1991, 90’. Réalisation : Stéphane Gatti.

En 1990, Gatti s’installe à Marseille pour y mener une expérience théâtrale avec de jeunes exclus des quartiers défavorisés du nord de la ville. L’expérience débouche sur un spectacle créé en juillet 90 dans les studios de FR3 Marseille aménagés en lieu de théâtre. Ce film est un documentaire qui rend compte de la totalité de l’expérience.


Qui je suis

1991, 40’. Réalisation : Hélène Chatelain.

Treize " portraits " de stagiaires ayant participé à l’expérience marseillaise.Chacun d’eux, filmé dans le cadre de son quartier d’origine, a écrit un texte. Il explique son parcours, répondant aux deux questions fondatrices de la méthode théâtrale d’Armand Gatti : qui je suis et à qui je m’adresse.


Le Cinécadre de l’esplanade Loreto reconstitué à Marseille pour la grande parade des pays de l’Est

1991, 90’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Le film rend compte de la pièce mise en scène par Gatti à Marseille et du travail colossal accompli par les stagiaires qui ignoraient tout du théâtre. L’esplanade Loreto est cette place, à Milan, où les cadavres de Mussolini, de sa maîtresse et des hiérarques fascistes ont été exposés. Mais auparavant, l’esplanade avait été aussi le lieu d’exposition des résistants milanais tués par les fascistes.


Jamais à Marseille le chant des oiseaux n’avait été si fraternels

1991, 36’. Réalisation : Stéphane Gatti.

Interrogé à la fin de l’expérience marseillaise, Gatti se livre à quelques attaques empreintes d’une hargne " bonhomme " : attaque contre un théâtre dont la finalité est le tiroir-caisse, attaque contre la culture et le langage dits " populaires ", attaque contre les nantis dont l’objectif reste la colonisation des esprits et la confiscation du langage à leur profit.

 

 
©  Images de la culture Copyright & Crédits