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El
Otro Cristobal
1962,
105’. Réalisation : Armand Gatti.
Enhardi
par sa première expérience de cinéaste
(L’Enclos), Gatti se lance dans une nouvelle aventure
et part à Cuba sur l’invitation de l’ICAIC.
Ce conte fantastique, d’inspiration latino-américaine,
foisonne de thèmes et de personnages. Gatti
mobilise toutes les ressources de la lumière,
des décors et de la musique pour le mettre
en scène et trouve une forme à la fois
poétique et explosive.
Le
Lion, sa cage et ses ailes
1976,
8 films de 12 à 60’. Réalisation :
Armand Gatti, Hélène Chatelain et Stéphane
Gatti.
Une
série réalisée avec les travailleurs
migrants du pays de Montbéliard. Le premier
film constitue un portrait de la ville, de la " nébuleuse
montbéliardaise " selon la formule
de Gatti. Les suivants sont organisés grosso
modo par communautés et se répondent
en écho les uns aux autres. Ils racontent la
vie ouvrière de tous les jours : l’autocar
qui déverse le matin les ouvriers à
l’usine, les accidents, la peur, la fatigue, les chambres
des hôtels Peugeot, les souvenirs d’une autre
vie, etc. Ils ne se présentent pas comme des
documentaires au sens étroit du mot :
ils comportent de vrais " personnages ",
ouvriers chez Peugeot, devenus, le temps d’un film,
les conteurs de leur propre vie.
La
Première Lettre
1979,
6 x 50’. Réalisation : Armand Gatti, Stéphane
Gatti, Hélène Chatelain, Claude Mouriéras.
Sollicité,
juste après l’expérience montbéliardaise,
par une association culturelle de la ville nouvelle
de l’Isle d’Abeau, pour un nouveau projet d’écriture
collective, Gatti s’empare de l’histoire de Roger
Rouxel, écrit un poème et l’offre à
toute une population. De ce texte et des réponses
qu’il suscite, naît cette série de films.
Le premier évoque l’histoire de ce jeune métallo
de Vitry entré en résistance, arrêté,
torturé et fusillé. Les cinq autres
rendent compte de la manière dont les habitants
de toute une région, organisés en groupes
de travail, ont réagi en fonction de leur vie
quotidienne et se sont emparés du personnage.
Un
Poème, cinq films
1980,
80’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Conçu
et réalisé à l’initiative de
la cellule audiovisuelle du ministère des relations
extérieures, ce film relate l’itinéraire
de Gatti cinéaste entre 1961 et 1980. Interrogé
par Michel Séonnet, il raconte quelques unes
de ses aventures et mésaventures cinématographiques ;
mais il essaie aussi, avec un vrai souci de justesse
et de précision, de décrire un trajet
humain et artistique qu’il sait être hors normes.
Nous
étions tous des noms d’arbres
1981,
110’. Réalisation : Armand Gatti, Jean-Pierre
Dardenne, Hélène Chatelain, Joseph B.
Long.
Par
un récit non linéaire, Gatti affronte
et brise, ne serait-ce que l’espace d’un film, le
sectarisme ambiant en Irlande du Nord et contribue
à donner les moyens d’entrer dans le monde
des autres. De là naît la richesse d’un
film qui propose une approche audacieuse et ouverte
de la " question irlandaise ".
Ce film permet de mieux comprendre le sens du combat
mené en Irlande du Nord, sens brouillé
par les médias qui réduisent le problème
à une caricaturale guerre de religions et ne
proposent qu’une image négative d’un peuple
à la recherche de son identité.
Le
Correspondant de guerre
1985,
50’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Ce
film évoque Manuel José Arce, journaliste,
écrivain et poète guatémaltèque
réfugié en France, qui dénonce
dans ses textes le génocide entrepris contre
les Indiens par les dictatures successives des années
70.
Nous
ne sommes pas des personnages historiques
1985,
120’. Réalisation : Hélène
Chatelain.
A
Toulouse en 1984, dans le cadre d’un atelier de création
populaire imaginé, nommé et dirigé
par Gatti, s’organise un mois consacré à
la Russie. Un stage est lancé avec des jeunes
sans emploi, marginalisés par leur âge,
leur origine, leur histoire personnelle. Ils travaillent
autour de Nestor Makhno. De cette expérience
naît un texte de théâtre, écrit
et mis en scène par Gatti et joué par
les jeunes stagiaires.
L’Interrogatoire
d’Armand gatti par ses trois chats
1986,
40’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Le
films se présente comme un monologue fragmenté
dans lequel Armand Gatti livre les clés de
quelques moments forts de sa vie personnelle, intellectuelle,
politique et artistique.
Le
Dernier Maquis
1986,
96’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Au
cours d’un autre stage organisé dans le cadre
de l’atelier de création populaire à
Toulouse, Armand Gatti travaillent avec des exclus
de la cité sur l’histoire d’anarchistes espagnols
poursuivant leur lutte contre le franquisme dans les
années 50. Une pièce naît de cette
rencontre, entre ceux qui ont écrit un morceau
d’histoire avec leurs idées et leur sang et
ceux qui, aujourd’hui, sont écrasés
par le poids de leur misère intime.
Ton
nom était joie
1987,
36’. Réalisation : Armand Gatti.
Le
scénario est un poème d’Armand Gatti
en hommage à sa mère Letizia. En 1943,
au moment de la condamnation de son fils résistant
âgé de dix-sept ans, elle gravit à
genoux les marches du Mont-Sacré pour demander
à Dieu de sauver son fils. Les images sont
celles de son petit-fils, prises dans les lieux où
elle a vécu.
26
visites guidées
1987,
60’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Ce
film a été réalisé dans
le cadre de l’exposition 50 ans de théâtre
vus par les trois chats d’Armand Gatti organisée
au centre des expositions à Montreuil en 1987
et présentée ensuite au festival d’Avignon.
Vingt-six personnalités du monde du théâtre,
de la critique, du journalisme et de la politique
commentent l’exposition et donnent leurs impressions
sur l’homme et l’artiste Gatti.
Les
Trois trajets d’Armand Gatti
1989,
54’. Réalisation : Raoul Sangla.
Réalisé
à l’occasion de l’expérience théâtrale
menée à la prison de Fleury-Mérogis
en 1989, ce film permet à Armand Gatti de faire
le récit des trois trajets qui marquent sa
vie et son œuvre, trajets qui tantôt s’entrecroisent,
tantôt s’éloignent, dans un mouvement
de va-et-vient jamais figé : la Résistance,
l’émigration et l’anarchisme.
Les
Combats du jour et de la nuit à la maison d’arrêt
de Fleury-Mérogis
1989,
90’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Entre
décembre 1988 et avril 1989, pour la célébration
du bicentenaire de la Révolution française,
Gatti " s’enferme " à la
prison de Fleury-Mérogis ; il travaille
avec un groupe de douze détenus, écrit
et monte avec eux une pièce sur la Révolution.
La
Reconstitution de l’esplanade Loreto
1991,
90’. Réalisation : Stéphane Gatti.
En
1990, Gatti s’installe à Marseille pour y mener
une expérience théâtrale avec
de jeunes exclus des quartiers défavorisés
du nord de la ville. L’expérience débouche
sur un spectacle créé en juillet 90
dans les studios de FR3 Marseille aménagés
en lieu de théâtre. Ce film est un documentaire
qui rend compte de la totalité de l’expérience.
Qui
je suis
1991,
40’. Réalisation : Hélène
Chatelain.
Treize
" portraits " de stagiaires ayant
participé à l’expérience marseillaise.Chacun
d’eux, filmé dans le cadre de son quartier
d’origine, a écrit un texte. Il explique son
parcours, répondant aux deux questions fondatrices
de la méthode théâtrale d’Armand
Gatti : qui je suis et à qui je m’adresse.
Le
Cinécadre de l’esplanade Loreto reconstitué
à Marseille pour la grande parade des pays
de l’Est
1991,
90’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Le
film rend compte de la pièce mise en scène
par Gatti à Marseille et du travail colossal
accompli par les stagiaires qui ignoraient tout du
théâtre. L’esplanade Loreto est cette
place, à Milan, où les cadavres de Mussolini,
de sa maîtresse et des hiérarques fascistes
ont été exposés. Mais auparavant,
l’esplanade avait été aussi le lieu
d’exposition des résistants milanais tués
par les fascistes.
Jamais
à Marseille le chant des oiseaux n’avait été
si fraternels
1991,
36’. Réalisation : Stéphane Gatti.
Interrogé
à la fin de l’expérience marseillaise,
Gatti se livre à quelques attaques empreintes
d’une hargne " bonhomme " :
attaque contre un théâtre dont la finalité
est le tiroir-caisse, attaque contre la culture et
le langage dits " populaires ",
attaque contre les nantis dont l’objectif reste la
colonisation des esprits et la confiscation du langage
à leur profit.
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