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L'Argent du charbon,de Wang Bing
 

Singe de la lumière (Le)

(sciences humaines & faits de société)

2002 , 22' , couleur , documentaire

Réalisation : Erik Bullot. Production : Atelier d'Ivry, Cinéastes associés. Participation : Credac, École des beaux-arts de Bourges, ministère de la Culture et de la Communication (DAP).

Que veut dire filmer le son ? Ou plutôt, quelles possibilités l’exploitation du son au cinéma ouvre-t-elle foncièrement ? Telles pourraient être les questions que pose Érik Bullot. "Le Singe de la lumière", leçon de choses ou film-essai que sa forme place aux côtés de certains films de Godard ou Marker, redouble d’inventivité et d’érudition pour mieux déployer les spectres sonores du cinéma.

"Le Singe de la lumière" : il s'agit bien sûr du son, entendu sous toutes ses formes, du bruit à la gamme musicale, en passant par la voix. Mais il s'agit moins ici des qualités intrinsèques du phénomène sonore ou de l’appareil auditif, que des rapports problématiques que le son entretient avec la représentation. Car ce singe est maître en dissimulation, bien mieux que toute image et autre "simulacre" purement visuel. Dans le régime cinématographique, la collusion idyllique du son et de l’image se trouverait dans la figuration du musicien en train de jouer, où s’annulent connotations et sens annexes. Mais, selon le dispositif assez minimal mis en place par Érik Bullot, les décoller l’un de l’autre en s’amusant de leur écart procure, au cinéma, une plus-value expressive, ce qu'il ne se prive pas de nous démontrer en une suite de séquences ludiques. Qui sont autant d’hommages aux explorateurs des possibles sonores : Luigi Russolo, Charles Nodier ou encore Xavier Forneret. 


Mathieu Capel


Droit de prêt (réservé aux bibliothèques publiques) : Oui

 

 

 

 

 

 

 

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