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Hitchcock et la Nouvelle Vague
(cinéma)
2007 , 57' , couleur , documentaire
Réalisation : Jean-Jacques Bernard. Production : Caïmans productions. Participation :
CNC, Ciné cinéma.
Comme l’annonce la voix off du réalisateur Jean-Jacques Bernard, "Hitchcock et la Nouvelle Vague" est "l’histoire d’un discernement" ; ou comment, à l’aube des années 1950, ceux qui, quelques années plus tard allaient renouveler de fond en comble la pratique cinématographique, ont imposé Hitchcock comme un "auteur de cinéma" à une critique mondiale qui peinait jusque-là à reconnaître son importance.
Il aura fallu Rohmer et Chabrol, Truffaut et Rivette pour que Hitchcock accède au statut qui est aujourd’hui le sien. Même André Bazin, figure tutélaire des jeunes "turcs" des "Cahiers" jaunes, n’y vient que tardivement, tant est grand le rejet d’un cinéaste que l’on perçoit, au mieux comme un habile "fabricant de films à suspense", au pire comme un piètre metteur en scène – voir les citations tirées de l’"Ecran français" ou du "Positif" de l’époque. De fait, "Hitchcock et la Nouvelle Vague" nous en apprend moins sur Hitchcock (dont les bandes-annonces des films fournissent d’utiles illustrations) que sur le milieu français de la critique de cinéma des années 1950, sur la rivalité des "hitchcocko-hawksiens" et des "mac mahoniens", ou encore sur les audaces théoriques de Rivette, Rohmer, Chabrol et Truffaut : hormis ce dernier présent par le biais d’archives, tous apportent ici leur témoignage pour expliquer comment la défense d’Hitchcock leur a finalement permis de prendre leur essor.
Mathieu Capel
Droit de prêt (réservé aux bibliothèques publiques) : Oui
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